LES NEUROSCIENCES (ANC)

Force est de constater les liens étroits entre Transurfing et les neurosciences, à travers le modèle de l’ANC – Approche NeuroCognitive et Comportementale – élaboré par le Docteur Jacques Fradin au cours de 22 années de recherche fondamentale sur le cerveau humain.

Le modèle de l’ANC repose sur les 4 centres de décision du cerveau: le reptilien, le paléo-limbique, le néo-limbique et le pré-frontal. Le lien entre d’une part « esprit et âme » chez Transurfing, et « néo-limbique et préfréfontal » dans l’ANC d’autre part, permet d’allier la puissance de ces deux modèles et son efficacité se vérifie dans chaque séminaire Transuring.

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Les quatre centres de décision du cerveau humain.

Le modèle de l’ANC du docteur Jacques Fradin met en évidence quatre parties du cerveau humain, quatre centres de décision qui ont chacun leur utilité propre. Chacun de ces centres n’a qu’un but : nous protéger, nous garantir la sécurité et éviter le risque létal… Ces centres de décision sont apparus dans un ordre chronologique, en suivant l’évolution des espèces.

Le plus ancien, le reptilien, date de l’époque des dinosaures. Son but ; assurer la survie individuelle. Il est placé juste au dessus de la moelle épinière et peut ainsi envoyer immédiatement des impulsions aux muscles dès que le moindre danger nous menace. En temps normal, le reptilien gère l’activation de l’action, état dans lequel nous subvenons à nos besoins vitaux – manger, boire, nous reproduire, etc. – dans le calme et l’observation.

Lorsqu’il y a danger ou prédateur, le reptilien passe par trois états, trois stratégies de survie – dans l’ordre : la fuite (première réaction instinctive face au danger) puis la lutte (nous sommes acculés, nous menaçons l’autre pour le faire fuir) pour terminer par l’inhibition (la peur qui nous paralyse), inhibition qui évite aux animaux de souffrir lorsqu’ils se font dévorer…

Le reptilien est instinctif, inconscient. Il retourne immédiatement au calme dès que le danger est écarté…

Le paléo-limbique est apparu lorsque les mammifères ont commencés à s’organiser en troupeau. Il assure la survie du troupeau, son organisation selon deux axes : l’axe vertical concerne le rapport de force dominant / soumis ; l’axe horizontal le rapport de confiance – marginal / axial (intégré).

Pour garantir une stabilité dans l’organisation, le positionnement grégaire de chaque individu revient toujours à son point de consigne ; Un soumis aura beaucoup de difficulté à dominer et inversement…

Le paléo-limbique est inconscient chez la plupart des individus ; le positionnement grégaire varie selon l’environnement ; un même individu peut être très dominant chez lui et plutôt soumis à son travail…

Malgré l’ancienneté de ce cerveau, il a fallu un moment pour que Jacques Fradin identifie formellement le paléo-limbique, soigneusement dissimulé dans l’amygdale limbique ; un certain nombre de phénomènes ne s’expliquaient pas avec les trois autres centres de décision, tels que les pathologies psychiques – persécution, paranoïa, etc. – ou les personnalités difficiles, la mauvaise foi…

J’ai moi-même pu comprendre bon nombre de mes agissement d’enfant difficile… Les parents qui ne s’en sortent plus, tout comme les managers qui n’arrivent pas à gérer une forte tête, ont tout à gagner avec la connaissance et la bonne gestion du positionnement grégaire…

Le troisième centre de décision du cerveau est le néo-limbique. Le néo-limbique est le siège de l’apprentissage. Depuis notre naissance, il a emmagasiné dans la mémoire, par l’expérience qui débouche sur la punition ou la récompense, nos croyances, nos valeurs, nos pensées, nos peurs, nos comportements conscients et inconscients. Le néo-limbique est aussi le siège du mental, vous savez, cette grosse voix que nous avons dans la tête et qui nous parle sans arrêt, ce monologue incessant qui dicte notre conduite, nous critique souvent, nous félicite plus rarement…

Le néo-limbique est très conscient ; il gère parfaitement tout ce qui est perçu comme simple et connu. Il reproduit avec facilité tout ce qu’il a appris, c’est pourquoi il se fait aussi appeler lemode mental automatique. Il nous permet de parler, compter, de planifier, de conduire notre voiture en écoutant la radio ou en parlant à notre passager. Il est d’une fiabilité absolue, et heureusement pour nous ; nous pourrions nous planter une fourchette dans l’oeil ou partir dans le parapet à cent vingt kilomètres/heures s’il n’était pas ce parfait serviteur à chaque instant…

Par contre, en reproduisant sans cesse les même schémas inconscients, notre cerveau néo-limbique recrée constamment la même réalité, cette ‘zone de confort’ pas si confortable que cela, mais que nous connaissons bien et quittons rarement, parce que l’inconnu lui fait peur… et comme le dit Thomas d’Ansembourg, « Notre esprit fait tout pour nous ‘maintenir un niveau de malheur supportable’ »… Comment dès lors parvenir au bonheur véritable ?

Dans le but de nous protéger, le néolimbique veut tout régler, tout décider ; il cherche à devenir le maître en cas de situation complexe et inconnue, en voulant à tout prix imposer sa décision puisque « c’est ainsi qu’il faut faire, c’est ce qu’il sait, ce qu’il a appris » – au lieu de laisser le quatrième centre de décision, le pré-frontal prendre le relai.

Le cerveau pré-frontal est le centre de décision le plus récent. Il n’existe que chez l’homme et quelques espèces d’animaux… Sa spécificité? L’intuition, la créativité, la sérénité, la bonne prise de décision, etc. Il apporte des solutions inédites et performantes dans des situations complexes et inconnues que les autres centres du cerveau ne peuvent résoudre sans douleur ni stress. Par contre, il est assez peu conscient, et s’exprime sans mot, sous forme de ressenti : « Comment je me sens dans cette situation ? Bien ou mal ? »

Le préfrontal reconstitue à chaque instant la réalité; il a accès aux trois étages plus anciens du cerveau ainsi qu’à la mémoire. Le préfrontal accède aussi à des informations que les autres centres ne peuvent percevoir ; un peu comme l’aigle qui visualise tout ce qui se passe chez l’être humain tout en ayant accès, du haut de son vol, à des informations que l’être humain ne voit pas ; pour Transurfing, il accède aux informations contenues dans l’espace des variantes qui lui permettent l’anticipation, la justesse, l’acceptation…

Il y a beaucoup de façons  »d’allumer’ le préfrontal. Pour simplifier, je dirai que c’est la position d’observateur qui en permet l’accès direct – la méta-position. De la simple question ouverte aux rituels chamaniques, toutes les techniques pertinentes de coaching et de développement individuel favorisent l’accès au préfrontal. De nos jours, et dans la lignée des découvertes de la physique quantique, nous disposons de nouveaux outils qui travaillent avec ‘l’énergétique’; constellations systémiques, Emotional Freedom Technique (EFT) et beaucoup d’autres favorisent, dans notre vie quotidienne, un passage plus systématique et ‘automatique’ au préfrontal dès que la situation le demande…

Dans son ‘état brut’, l’individu utilise encore assez peu son pré-frontal. La plupart du temps, c’est le néo-limbique qui veut décider, avoir toutes les certitudes, en voulant avoir raison aussi… Il s’enferme alors dans une spirale cognitive, un peu comme un hamster dans sa roue, et envisage la situation avec ses petites lorgnettes, avec toutes ses certitudes, ses simplismes, sa rigidité…

Dans ce cas, le préfrontal n’a d’autre solution pour nous prévenir, nous en tant qu’individu, que de demander au reptilien de ‘déclencher le stress’ : « Hé, dis donc, il y a néo-limbique qui tourne en rond… tu ne voudrais pas lui envoyer un p’tit coup de stress ??? », lequel s’exécute instantanément en nous envoyant des signaux corporels, fondements du ressenti (l’intelligence émotionnelle), base essentielle du travail de développement personnel dans les séminaires Transurfing…

Olivier Masselot – extrait de  son prochain livre  »L’Organisation NeuroQuantique » à paraître aux éditions Trédaniel en janvier 2012